Le temps s’épaissit comme un lac de sang,
Il ne coule plus, son pas coagule,
Derrière un verrou à l’écho crissant
Où l’heure sur l’heure en tas s’accumule.
Il ne coule plus, son pas coagule,
Le jour estropié, boitant dans l’ennui,
Où l’heure sur l’heure en tas s’accumule,
Rendant le midi semblable au minuit.
Le jour estropié, boitant dans l’ennui,
Quand son pied appuie sur ma tête molle,
Rendant le midi semblable au minuit,
Mon esprit se meurt, quand l’instant s’étiole.
Quand son pied appuie sur ma tête molle,
Ressassement rit d’un rictus glaçant,
Mon esprit se meurt, quand l’instant s’étiole,
Le temps s’épaissit comme un lac de sang.